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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 09:06

 

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Lecture gratuite!

 

 

 

Edito

 

 

Deux formed'attention au monde semblent prévaloir chez l'être humain. L'une préemptive, saisissant toute chose à partir de son savoir ou de son intérêt, et l'autre réceptive, « où tout ce qui est vu, entendu, vécu, dans sa potentialité, est dans l'écoute » (J. Klein). Cette seconde forme est pour le poète, et pour l'artiste, ce don du regard, où ils laissent parler l'objet.

 

Il y a ce qui arrive du poème, du trait et de la couleur, de l'image, comme de la vie, et nous renvoie à nous-mêmes, à l'Infini qui nous traverse, dans la lumière du corps, dans l'énergie du mot, du geste, du silence. Il y a en nous ce qui arrive de l'univers, par le chant de joie et le chant des larmes, par la danse du souffle et celle du rêve.

 

Ainsi « J'écris parce que j'aime disparaître » révèle le titre de l'un des poèmes de Claire Ceira, « Le poème se consacre à la ponctuation de l'espace et du temps » est-il dit dans celui de Antoine Simon, « Le feu est à l'intérieur, n'attend que le balisage d'une 'Zone d'expression poétique' témoigne dans son vibrant éloge des Pompières Poétesses.

 

Ainsi « Voilà où j'en suis/ où tout commence » pour Hervé Pizon,et « Que l'Infini se manifeste et retourne à lui-même est ta respiration » pour le narrateur de Ivan Dmitrieff, « Des phrases choisissent des mots au hasard en vue d'orthographier la volonté d'un nombre libre » pose Philippe Jaffeux dans l'éclair de l'un de ses 'Courants', « Ouvrir dans la phrase/tous les espaces du sens » met en page Germain Coupet.

 

Ainsi « Entrez dans la danse » nous invite le premier collage de Emmanuelle Malaterre, inspiré de Matisse, de même, « Le temps fuit , la mort le suit » prévient Cédric Lerible dans son texte issu d'une performance sur la situation des centrales atomiques, « A moins que ce ne soit autre chose » comme le dit Renaud Piermarioli à la fin de chaque commentaire poétique qu'il fait de photographies issues de l’œuvre de Robert Doisneau.

 

De même, les roses tombent des cieux « avec le parfum des rêves » dans lepoème de Yves Miséricordia, et « La fleur parfaite » dePaul Antoine « picore des graines semées par l'ardeur du cosmos », tandis que dans ses « Petits poèmes brisés », Emmanuel Rastouil nous parle de cette souffrance de la séparation dont l'épine fourrage la chair.

 

Ainsi le poème joue-t - il ce qui en nous sépare, ce qui en nous cherche, et exprime la vie qui nous traverse. Ainsi fait-il apparaître par nos sensations, nos émotions et nos pensées, cela même qui dévoile notre originelle liberté.

 

 

Ivan DMITRIEFF

 

 

 

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Librairie Le Carré des mots / Toulon  

Librairie Charlemagne / Toulon

 

 

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Asso Parole d'Auteur

Librairie Le Carré des Mots

Place à l'huile

83000 TOULON  

 

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Published by ER - dans Articles
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