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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 12:18
« La canne de Provence » est le nom qu’on me donne !
J’ondule, nonchalante, au milieu de mes sœurs
Les pieds nus dans la ronce ignorant mes douleurs
Voilà longtemps déjà que l’homme m’abandonne…

Or l’on me convoitait, jadis, comme personne !
Pour un toit de canisse on vantait mes douceurs
Et pour l’anche fragile aux instruments joueurs
Il fallait me chérir du printemps à l’automne !

Ô le vent dans mon dos ! Ô le cœur de la mer !
Qui vire et me chavire et pour autant me berce,
Que l’effluve du sel me grise à tout jamais !

Si ce lointain passé me laisse un goût amer,
Je veux lui pardonner. Le corps à la renverse,
Je garde en souvenir ce pays que j’aimais.



ER février 2007.

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